Objet du temps passé ... et présent

Parmi les nouveautés de cette rentrée, voici un objet qui mérite bien de se voir consacrer quelques lignes. Il s'agit d'une montre de bord ayant équipé les avions anglais de l'entre-deux guerre du type Fairey Swordfish, avion qui fût utilisé au cours de la seconde guerre mondiale par la Fleet Air Arm (Royal Navy).

La montre n'est pas sans rappeler les grosses montres à gousset et leurs étuis en cuir utilisées dans les avions de la première guerre mondiale. Elle est cependant plus complexe puisqu'elle intègre une fonction de navigation. En effet, le cadran comporte deux types d'inscriptions :
- la première couronne, fixe, aux inscriptions noires sur fond blanc, est le cadran horaire en chiffres romains, surmonté du cadran des secondes ;
- la seconde couronne, mobile, aux inscriptions blanches sur fond noir est graduée de 0 à 360° pour la navigation. Cette couronne crantée se verrouille et se déverrouille à l'aide de la petite molette située sur le dessus de la montre à côté du remontoir. Elle n'est accessible qu'une fois la montre sortie de son support.


Le support, composé de plusieurs parties assemblées, est en bakélite bicolore frappé des inscriptions : "Time of beacon north   secs.". Une couronne dévissable permet d'extraire la montre du support où elle repose dans une protection en caoutchouc vraisemblablement destinée à amortir les vibrations.

La montre est en très bon état et fonctionne parfaitement. Elle comporte au dos les initiales H^S4 qui définissent son type de montre de bord. Seul le support en bakélite fait apparaître un manque au dos et de légères fêlures. Il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'un très bel objet, qui compose un ensemble complet particulièrement rare.

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Golay & Sons Ltd  Lodon - Montre de bord (circa 1944)
Diamètre de la montre : 62 mm - Diamètre du support 82 mm
Prix : 450 Euros

   

Le plus construit des hydravions français

Le nom Latécoère est indissociable de celui de Mermoz et de la grande épopée de l’Aéropostale. Pour les amateurs de transport aérien et d’Air France en particulier, ce nom évoque le plus gros hydravion jamais construit et exploité à son époque pour le transport de passagers : le Latécoère 631.

Mais Latécoère n’a pas seulement œuvré pour l’aviation civile. L’entreprise a aussi produit, avec un succès mitigé, des avions militaires. Le plus connu d’entre eux est indiscutablement le Latécoère 298 qui équipa à compter de 1938, dans diverses versions, plusieurs escadrilles de l’Aéronavale. Ce fût aussi le plus construit des hydravions français avec une centaine de machines produites.

En voici la maquette de présentation réalisée pour le constructeur (circa 1936). C’est une véritable pièce de musée. La maquette est en fonte d’aluminium et siglée Latécoère 298 sur le socle ainsi que sur la dérive. Il s’agit de la représentation du prototype qui donna la première version de l’appareil (298-A), l’hydravion torpilleur prévu pour un équipage de 3 hommes. La maquette est d’ailleurs ici présentée équipée de sa torpille que l’on aperçoit sous le fuselage.

Cliquer sur les photos pour les agrandir




Compte tenu de son origine, les formes de la maquette sont à la fois simples et bien naturellement exactes. C'est un très bel objet dont les lignes, marquées par l'époque, ont naturellement un indéniable petit côté Art Déco …

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Latécoère 298 - Maquette constructeur à l'échelle 1:30  (circa 1936)
Fonte d'aluminium, envergure 51,5 cm, longeur 42 cm

   

 

 

Vae victis

Lorsque l’on évoque le mot « warbird », ce sont des images d’avions américains, anglais, allemands ou même japonais qui viennent aussitôt à l’esprit, mais pas - ou alors exceptionnellement - celles d’avions français. Il faut reconnaître que les machines qui ont survécu à la défaite, à l’occupation puis à la libération ont toutes ou presque été détruites après la guerre.

Chasseurs et bombardiers Bloch, Amiot, Lioré et Olivier, Bréguet et autres sont nos dinosaures français du XX siècle : tous ont rapidement disparu de la surface de la terre. La comparaison n’est pas exagérée si l’on considère que moins de deux, voire trois doigts d’une main suffisent à dénombrer les rares machines complètes en exposition. Pour le surplus, il ne reste que quelques fragments ou, dans le meilleur des cas, que quelques pièces éparses généralement précieusement et jalousement conservées par leur propriétaire.

Aussi, c’est toujours avec grand intérêt et un peu d’émotion que l’on entre en possession d’une pièce d’un avion français de la Campagne de France. Le plaisir est d’autant plus grand lorsque la pièce est de belle taille et qu’elle a conservé ses couleurs d’origine qui, par chance, ne sont pas les bandes jaunes et rouges de Vichy ; ce qui aurait pu être le cas pour cette pièce : une partie de capot moteur de Breguet 693.


Outre son origine, celle-ci est intéressante dans la mesure où elle est encore largement revêtue de sa couleur bleu d’origine, qu’elle est de taille significative, peu endommagée, avec ses volets de refroidissement toujours présents et mobiles.

La pièce n’est certainement pas très décorative mais qu'importe : c'est avant tout une relique, comparable à la béquille de queue de Bloch 155 qui, sauf erreur, est toujours exposée au Musée de l'Armée de l'Hôtel des Invalides.

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Section de capot moteur de Bréguet Br. 693
Dimensions : largeur 102 cm, hauteur 110 cm
Prix : Vendu
 
   

 

Esthétisme et discrétion

Il n'est pas toujours facile pour un passionné de pouvoir « exhiber » ou partager sa passion. Il faut reconnaître que toutes les pièces ou objets ne sont pas décoratifs et qu'il est parfois difficile de confronter son entourage, professionnel ou familial, à certains signes extérieurs de son engouement.

Il existe cependant des objets dont la finesse et la présentation, si elles ne vont pas jusqu'à séduire les plus ardents détracteurs de l'objet passionnel, permettent au moins de ne pas les heurter et donc d'envisager leur exposition.

C'est sans aucun doute le cas de cette très jolie composition de deux avions en laiton très finement réalisés. Il s'agit de deux Mirage III E, version rarement représentée dans ce type de travail, ce qui conduit à penser que les deux maquettes peuvent provenir d'un trophée réalisé sur une base aérienne pour une occasion particulière

 

 

Il faut reconnaître que l'exposition de cette composition dans une bibliothèque ou sur le coin d'un bureau ne sera pas de nature à heurter les plus récalcitrants et pourrait même susciter un certain intérêt de leur part ...

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Mirage IIIE - Composition en laiton et plexiglass
Avions : longeur 17 cm, envergure 9 cm
Socle : longueur 15 cm, largeur 10,5 cm
Prix : Vendu
 
   

 

Prendre l'air

Aujourd'hui comme par le passé aucun vol n'est réalisé sans un minimum d'informations météorologiques. Si de nos jours direction et force du vent sont des informations systématiquement diffusées et connues, il fût un temps où il fallait, avant le vol, effectuer soi même les mesures de ces paramètres à l'incidence capitale pour les machines ... et leur pilote.

Quelques rares photos* montrent d'ailleurs certains pionniers se livrant à la collecte des précieuses informations.

Sur ces photos, Louis Paulhan et Henri Farman mesurent la vitesse du vent à l'aide d'un indispensable anémomètre, dont les formes sont bien éloignées des instruments que nous connaissons aujourd'hui, notamment de ceux permettant une lecture digitale directe ...

 Il s'agit d'un anémomètre produit par la célèbre marque française d'instruments scientifiques "Jules Richard".

En voici un exemplaire, qui vous est proposé dans sa boite de transport, bien protégé depuis de nombreuses années au creux de son écrin de velours rouge.


C'est un anémomètre à main avec compte-secondes. Il est constitué d'un moulinet caréné couplé à un chronomètre et à un compteur, l'ensemble permettant de déterminer la vitesse moyenne du vent pendant un temps fixé.

Ce très bel objet, à l'originalité incontestable, est toujours en parfait état de fonctionnement mais a davantage vocation à trôner sur une étagère de collectionneur.

* Photographies :
- "Histoire de l'Aviation - Paulhan, sur Biplan Voisin, Moteur Gnome. Grand favori du public par la sûreté et la hardiesse de ses vols [...]".
- "La Conquête de l'Air - Henri Farman mesurant le vent avant son départ pour son voyage de Chalons à Reims."
Reproductions effectuées avec l'aimable autorisation de M. Damien Rocha et la préciseuse assistance de M. Xavier Cotton (http://passiondesavions.blogspot.com).

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Anémomètre à main Jules Richard
Hauteur de l'instrument 23 cm - Prix : Vendu