Michel Schou
Ce nom ne vous est peut-être pas familier. Il est cependant bien connu des amateurs d’art ferroviaire ou de peinture marine, mais également de ceux qui fréquentent certains forums aéronautiques ou encore de ceux qui ont un jour posé les yeux sur ce nom au bas de toiles qui ornent certaines salles d'embarquement de nos aéroports.
Peut être avez-vous vous même croisé certaines de ses œuvres sans le savoir, notamment sous la signature "Mike Sierra", pseudonyme qu'il apposa pendant un temps sur certaines de ses toiles aéronautiques (Cf. notamment Mystère IV sur la base de Creil).
L’œuvre de Michel Schou est foisonnante et traite principalement des transports. Cela n’est guère surprenant lorsque l’on sait que celui-ci a travaillé pour la Compagnie Générale Transatlantique (devenue par la suite Compagnie Générale Maritime) et qu’il continue à répondre aux commandes de différentes sociétés de transport. Son talent, largement reconnu, n’est plus à vanter mais demeure certainement à découvrir pour nombre d’entre nous !
Le Comptoir de l’Aviation a le plaisir de vous proposer, en exclusivité, des reproductions de certaines de ses toiles.
Chacune de ces reproductions fait l’objet d’un tirage limité à 100 exemplaires, tous numérotés et signés par leur auteur. Voici donc trois premiers sujets, d’autres suivront ...

Dimensions (marge non comprise) : 50 cm x 70 cm - Prix : 70 Euros
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Relique de la Guerre du Pacifique
Voici une pièce assez exceptionnelle : un drapeau japonais de la seconde guerre mondiale.
Il convient de souligner qu'il ne s'agit pas d'un de ces foulards de vœux que l'on trouve parfois, mais d'un véritable drapeau, donc d'une pièce de grande taille (1,74 m. x 1,15 m).
Par ailleurs, contrairement aux foulards, non seulement il n'y a pas de vœux formulés sur ce drapeau, mais surtout il y est expressément fait référence à l'engagement Kamikaze. Les inscriptions peintes mentionnent (de la droite vers la gauche et verticalement) : Marine Impériale du Grand Japon ; Escadrille des forces spéciales du "Vent Divin" de Rabaul. Au centre du drapeau il est inscrit : "Victoire certaine". En bas à gauche, l'inscription la plus grande est la date qui correspond au 9 avril 1945. Toutes les autres mentions sont des noms et prénoms.
Le drapeau est assurément ancien et constitué de deux bandes de coton assemblées dans le sens de la largeur, un troisième morceau d'étoffe constitue la partie centrale. Il est ourlé sur le coté équipé des anneaux d'attache.
Il convient de replacer ce drapeau d'unité dans son contexte historique et rappeler que Rabaul est une ville de Papouasie Nouvelle Guinée qui a, pour diverses raisons, une place particulière dans la guerre du Pacifique.
Elle fût l'objet, après l'attaque de Pear Harbour de décembre 1941, de la deuxième offensive menée par les japonais dès janvier 1942, à l'issue de laquelle Rabaul deviendra leur base principale dans le Pacifique Sud. La ville a également une place particulière pour être le lieu où, le 18 avril 1943, les P-38 alliés interceptèrent et abattirent l'avion transportant le Général Yamamoto, provoquant ainsi la mort de ce héros national instigateur de l'attaque sur Pearl Harbor.
Mais la véritable histoire de Rabaul commence avec sa reconquête par les Alliés en 1944.
Alors qu'il ne reste plus qu'à prendre la ville pour achever la reconquête de l'ile, les Alliés estimeront que Rabaul, après de longues semaines de combats* et de bombardements, ne présente plus d'intérêt stratégique. La ville sera donc simplement assiégée dans l'attente de sa reddition.
C'était sans compter sur la ténacité des japonais. Les unités assiégées survivront ainsi encerclées, en autarcie, jusqu'à la fin de la guerre (août 1945) et continueront à mener des actions de guerilla contre les Alliés, notamment des attaques aériennes.
De fait, la date du 9 avril 1945 figurant sur le drapeau ainsi que la mention d'un "kokutai" (groupe aérien aéronaval) ne sont pas surprenantes, d'autant que cette unité a bien mené des attaques pendant toute la durée du siège. Cependant, au jour de la capitulation il n'y avait plus que 7 appareils en état de vol : trois chasseurs de type Zero, un torpilleur de type "Kate" et trois avions de reconnaissance (un bi-moteur de type "Dinah" et deux hydravions de type "Jakes").
S'il est évident qu'il n'y a pas eu de groupe kamikaze spécialement formé à Rabaul, ce qui va de soi compte tenu des conditions de survie et des matériels à la disposition des assiégés, il est certain que ce type d'attaque avait été planifié car il apparaissait bien naturellement inéluctable compte tenu de la situation.
Voici d'ailleurs ce que relatait l'un des pilotes assiégés et rescapé, il y a de cela quelques années : "En Août, des centaines de bateaux américains apparurent à proximité de l'ile et [nous étions] sur le point de lancer une attaque banzaï à leur encontre. J'avais reçu pour mission de les attaquer avec ce Zero particulier*. Heureusement, le commandement a entendu que la guerre était terminée depuis le 17 août. De fait, l'attaque a été annulée et j'ai survécu."**.
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* Le célèbre Boyington y a directement participé alors qu'il était à la tête de la chasse alliée.
** Il s'agissait d'un avion reconstruit à Rabaul, par les ingenieurs et mécaniciens à partir d'épaves et avec des moyens très limités.
*** The siege of Rabaul, Henry Sakaida, Phalanx publishing 1996 - Extrait de corresopondance du second maître Skeizen Shibayam (17 janvier 1992)
- Monographie : The airwar for Rabaul, Collection After the Battle n° 133, Editeur After the Batte
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Les références exacte de l'instrument, telles que mentionnées sur sa plaque sont : libellen-Oktant mit Mittlungseinrichtung Bauart (Plath - De Te We) Gerat-Nr 127-134 B1, Werk-Nr 313177 ; Anforderz. FL23750 ; Hersteller : De Te We.
Siège éjectable (suite)
Retour aux pièces d'avions : après le siège de F-86E "Sabre", qui vous était proposé il y a quelques semaines, voici maintenant l'un de ses contemporains celui du Mig 17.
24 heures et quelques années, mais toujours aussi séduisante
Peut-être connaissez-vous cette photo qui est incontestablement "LA" photo promotionnelle par excellence, celle dont l'idée est encore déclinée aujourd'hui par diverses marques de montres !

Création et emblème de la marque Glycine ce modèle "Airman" a été développé dans les années 50 en coopération avec et pour les pilotes, ce qui lui valu d'ailleurs à l'époque d'être la montre aéronautique la plus vendue aux Etats-Unis.
Les amateurs de montres "pour pilote" arborant divers cadrans, chronomètres, repères ou autres boutons seront déçus, rien de tel ici. Pour autant celle-ci n'est pas dépourvue d'originalité ni même de personnalité, loin s'en faut : rares sont en effet les montres de 24 heures !
La montre a un cadran marqué des 24 heures (ainsi que sa couronne mobile), des 60 minutes/secondes (avec repère toutes les 5 minutes/secondes). Elle ne comporte pas de chronographe, les deux boutons visibles concernant l'un la mise à l'heure, l'autre le système de blocage de la couronne afin d'éviter tout dérèglement accidentel une fois celle-ci positionnée.
















