Pensons un peu aux autres ...

Il ne vous aura pas échappé que l’essentiel des pièces d’avions qui vous sont proposées sont souvent d’origine française et ont plus particulièrement trait au Mirage. A cela deux raisons évidentes, tout d’abord ce sont les pièces que l’on rencontre le plus en France, en suite  la majorité des amateurs français d’aviation ont, en la matière, une préférence nationale assez marquée.

Cependant, pour une fois, pensons un peu aux autres et faisons preuve d’originalité avec deux pièces d’un avion américain très répandu à travers le monde, qui connaît depuis de son apparition de très nombreux fans, qu’ils soient collectionneurs, amateurs de simulation ou les deux.

Ceux-là auront immédiatement reconnu et identifié ce dont il s’agit ainsi que l’origine de ces commandes de vol, qui sont celles d’un F-16. Cette commande des gaz et ce manche qui ne forme qu’un avec la poignée sont respectivement situées sur les consoles droite et gauche de la cabine, puisque sur cet avion le manche n’est pas situé entre les jambes du pilote.

Les deux commandes sont en très bel état et sont toutes deux munies de tous leurs boutons, molettes et gâchette. Il ne semble pas nécessaire d’en dire davantage, les quelques photos ici présentées vous renseigneront largement sur leur état.


Bien qu'ayant eu une vie opérationnelle, ces deux pièces, peu communes sous nos cieux de Mirage - mais pas uniquement - sont en superbe état !

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Poignée pilote et son support - Vendu
Poignée des gaz avec son axe (hauteur totale : 45 cm ) - Vendu
 

   
 

Aigle Azur

Voici une rare occasion d’évoquer la compagnie Aigle Azur. Nous parlons bien naturellement de celle fondée en 1946 par Sylvain Floirat et non pas de la compagnie du même nom apparue au début des années 2000. Cette dernière semble n’avoir aucun rapport avec la précédente malgré les affirmations (figurant sur de nombreux sites) d’une filiation directe entre ces deux compagnies.

Il paraît en effet difficile d’envisager un quelconque lien entre d’une part une entreprise créée en 2001, qui reprend pour dénomination sociale et nom commercial (qu’elle dépose ensuite en tant que marque) « Aigle Azur », et d’autre part l’entreprise du même nom qui a cessé d’exister 40 ans auparavant et dont tous les actifs ont été cédés à l’époque ?

En l'absence de lien juridique entre la première et la seconde, comment pourrait-il y avoir de patrimoine commun entre ces deux sociétés qui ne semblent partager que leur nom et leur activité de transport aérien ? En aucun cas cette identité de nom et d’activité ne peut être de nature à créer une filiation et un héritage historique commun. Le patrimoine historique de la première entreprise n’appartient qu’à elle et à ses filiales, toutes disparues depuis la fin des années 50.

Cette confusion entretenue, qui n’a peut-être pas été provoquée, a toutefois un avantage induit : celui de tirer de l’oubli l’histoire et le patrimoine de la compagnie originelle dont la nouvelle société se revendique.

Louons donc cet éventuel effet positif et apportons une modeste contribution à cette œuvre de mémoire en évoquant, ainsi que nous avions commencé à le dire, la compagnie Aigle Azur historique dont voici deux objets. L’un est « exceptionnel » non seulement par sa nature mais également par son état de conservation, alors que le second, plus anecdotique, est un bel objet de collection.

Il y a tout d’abord ce petit drapeau de la compagnie, qui mesure 67 sur 49 cm. C'est le type de drapeau que les avions arboraient au niveau du cockpit une fois au sol. Les inscriptions sont brodées et le logo fait de pièces de soie cousues. Pour assurer la symétrie du drapeau, chacune de ses faces a été réalisée à l’identique sur deux pièces de tissu blanc qui ont ensuite été assemblées. Affecté d’une petite déchirure d’usure sur la bordure de l’un de ses angles, le drapeau a été recousu. Bien naturellement, cela n’affecte en rien l’intérêt de cette pièce aux couleurs vives particulièrement bien conservées !


Le second objet se rencontre de temps à autres, il s’agit d’une pince à billets. La face avant est frappée du logo Aigle Azur à sa base avec, au dessus, la représentation d’un avion en vol dont l’ombre portée sur les nuages est en fait un aigle stylisé ailes déployées. Au verso, figure la mention : « Rapportez-moi, Aigle Azur, 70 Champs Elysées, Paris 8éme, Tel. ELY-12-80 – Metargent Editeur Paris ».


Bien que d’intérêt distinct, ces deux objets témoignent de l’importance de la compagne Aigle Azur à une époque où le transport aérien international était le privilège de quelques rares entreprises. 

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Drapeau Aigle Azur, 67 x 49 cm - vendu
Pince à billets Aigle Azur  2,5 x 4 cm (dimensions de la plaque) - vendu

   
 

Le retour d'un grand classique

Les casques de pilote sont certainement les articles les plus appréciés en matière de décoration aéronautique. Cela fait très longtemps que la boutique ne vous avait pas proposé ce type d'article et c'est avec ce très bel ensemble américain, comprenant le casque et le masque à oxygène qu'il est mis fin à cette longue période d'absence.

Le casque est de type HGU/33. Il est, ainsi que c'était souvent le cas, recouvert de bandes adhésives réfléchissantes blanches et orange. La décoration, bandes et motif de tête de loup, est pour le moins attrayante d'autant qu'il s'agit de celle du Fighter Squadron 1, VF-1 "Wolfpack" qui volait sur F-14. Cette unité réactivée à la fin de l'année 1972 a été à nouveau dissoute à peine plus de vingt ans plus tard en 1993.

Le casque est proposé avec sa connectique et un masque de type MBU-14. Ces deux pièces sont en très bel état d'usage même si l'on doit signaler de légères rayures au centre de la visière. C'est un très bel ensemble, tout aussi décoratif qu'évocateur, qui permet de se souvenir du magnifique F-14 et de ce que les avions de l'US Navy n'ont pas toujours été "low vis".

Photo issue du site "en.wikipedia.org".  
 



Photo issue du site "Flitetime.net"  

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Casque HGU 33 et masque MBU-14, décoration VF-1"Wolfpack"
Ce casque a été vendu, mais d'autres articles sont en vente
dans les catalogues accessibles par le menu en haut de la page.

   
 

Tout un symbole !

Deux critères guident souvent l'achat d'une pièce d'avion : d'une part son origine, de préférence un avion connu, et d'autre part ses caractéristiques, le fait qu'elle puisse être immédiatement identifiable et reconnue pour ce qu'elle est : une pièce d'avion.

La pièce ci-dessous réunit incontestablement ces deux critères : non seulement elle provient du célèbre Mirage III, mais de surcroît c'est une pièce emblématique, reconnaissable parmi toute autre, puisqu'il s'agit de la pointe de l'avion !

Photo issue du site "List'In MAE", publiée avec l'aimable autorisation de "Pypernote".  
 

Pour être exact il convient de préciser qu'il s'agit en fait d'un ensemble complet de trois pièces composé de : "la pointe" à proprement parler, c'est-à-dire la perchette ou sonde anémométrique, son manchon en aluminium et bien naturellement le "cône" ou radôme de l'avion, derrière lequel se trouvait le radar.

Photo originale Stefaan Hellebaut - "Airliners.net"             

C'est une pièce exceptionelle non seulement du fait de sa rareté mais également compte tenu de son état. En outre, bien qu'étant une partie particulièrement visible et importante de l'avion, elle est d'une taille très raisonnable et pourra donc trouver sa place sans trop de difficulté. La pièce est d'autant plus attractive qu'il ne s'agit pas d'une version modifiée ou "exotique" mais bien d'une belle pièce de Mirage III C ! Une pièce significative de cette silhouette extraordinaire dont nombre de passionnés se sont empreints dès le plus jeune âge, au gré d'aventures dont le récit a immortalisé "ce bel avion qui était un avion qui volait bien" ...

Tanguy et Laverdure, "Mirage sur l'Orient" - Texte de Charlier, dessins de Uderzo - Dargaud Editeur 1965   

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Radôme complet de Mirage III
Dimensions : diamètre 58 cm, hauteur 206 cm
Cette pièce a été vendue, mais d'autres pièces sont en vente
dans les catalogues accessibles par le menu en haut de la page.

   
 

Souvenirs de l'Aéropostale

« Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait. » Cette phrase, la plus noble que je connaisse, cette phrase qui situe l'homme, qui l'honore, qui rétablit les hiérarchies vraies, me revenait à la mémoire.

[…] Et je pensais : si on lui parlait de son courage, Guillaumet hausserait les épaules. Mais on le trahirait aussi en célébrant sa modestie. Il se situe bien au-delà de cette qualité médiocre. S'il hausse les épaules, c'est par sagesse. […]. Le courage de Guillaumet, avant tout, est un effet de sa droiture.

Sa véritable qualité n'est point là. Sa grandeur, c’est de se sentir responsable. Responsable de lui, du courrier et des camarades qui espèrent. Il tient dans ses mains leur peine ou leur joie. Responsable de ce qui se bâtit de neuf, là-bas, chez les vivants, à quoi il doit participer. Responsable un peu du destin des hommes, dans la mesure de son travail. »1

Puisque tout est ainsi dit sur l’homme, évoquons ces quelques photos assemblées dans ce nouveau cadre dédié à Couzinet, à l’Aéropostale et plus particulièrement à Guillaumet.

Deux photos ont trait au Couzinet 27, l’Arc-en-Ciel n° 1bis. La première présente son équipage au grand complet, de gauche à droite, Georges Lannet (mécanicien), Jean Manuel (radio), Maurice Drouhin (pilote) et Marcel Gianoli (ingénieur). La seconde montre l'avion au sol, moteurs tournant avec la mention "juin 1928" au dos du cadre. C'est à bord de cette machine que le 8 août 1928 ce même équipage s’écrasera à Orly lors d'un vol de mise au point. Drouhin et Lannet y trouveront la mort alors que Manuel et Gianoli seront grièvement blessés.

Une autre photo d'avion est celle du Farman 220 « Centaure » avec lequel, notamment, Henri Guillaumet parvint à effectuer le meilleur temps pour une traversée aller-retour entre Dakar et Natal.


Les trois dernières photos ont pour sujet Guillaumet. Deux d’entre elles ont été prises à Dakar, dont il était alors «Chef d’aéroplace ».

Il y a tout d'abord celle-ci, à contre-jour, où on peut le voir assis dans un hamac dans les locaux de l’Aéropostale. Sur cette photo de 1937 Guillaumet est en pleine discussion avec Georges Pelletier-Doisy ("Pivolo") ainsi que le mentionne la légende figurant au dos du cadre. Pelletier-Doisy commande alors l'aviation d'Afrique Occidentale.

Il y a ensuite cet autre cliché réalisé dans les hangars, également à Dakar, probablement lors de la célébration d'un évènement, à en croire la présence d’une bouteille de champagne et des coupes sur le côté gauche de la photo. Sont ici réunis, de gauche à droite, Frédéric Marret (radio-navigant), Fernand Clavère (navigateur), Henri Guillaumet, Laurent Guerrero (pilote) et, en retrait, l’on aperçoit France Bocquet en compagnie d'un dénommer "Noyer" selon la légende manuscrite au dos du cadre. Il est à noter que France Bocquet n'est autre que « Madame René Bocquet » qui a recueilli les signatures de l’équipage de l’Arc-en-Ciel (Cf. la note sur le précédent cadre vendu). Enfin, l’on notera en arrière plan, en cours de maintenance, un Dewoitine 333 qu’il est malheureusement impossible d’identifier. Il s'agit peut-être de l'Antarès à bord duquel Guerrero trouva la mort en octobre 1937 ...

Enfin et surtout il y a cette photo, la plus connue de Guillaumet, celle notamment utilisée pour la couverture d'un des ouvrages qui lui fut consacré. C’est le document majeur de cet ensemble, d’autant qu’elle sert de support à un envoi de l’aviateur en ces termes :

Pour Odette Iu[illisible],
« Tu l’as voulu, t’en plains pas » la voici ma photo, accompagnée
de toute ma sympathie et de mon plus doux et délicieux regard.
Guillaumet,
Dakar, 25.1.36

Cet ensemble de photos inédites méritait d’être partagé, même s’il est d’ores et déjà réservé.

1"Terre des Hommes", Antoine de Saint-Exupéry, Editions Gallimard 1939

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Souvenirs de l'Aéropostale
Ce cadre a été vendu, mais d'autres photos
sont en vente dans les catalogues accessibles par le menu en haut de la page.